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Dossier sur l’arthrose : bien la comprendre pour mieux la soigner

Portrait Coralie
Rédigé par Coralie
Experte Gelée Royale du Rucher
Mis à jour le 06/09/2022

Qu’est-ce que l’arthrose ?

Une maladie dégénérative et complexe

Pathologie articulaire chronique, elle appartient à la grande famille de l’arthrite et plus généralement des rhumatismes. Ce terme médical dérive du mot grec « arthron » qui signifie « articulation », auquel s’ajoute le suffixe « ose » faisant référence à la maladie dégénérative.

On décrit souvent l’arthrose comme la conséquence de la seule dégradation du cartilage. C’est en réalité un processus plus complexe qui concerne l’ensemble des structures de l’articulation. L'OMS considère cette arthropathie comme résultant d’une perturbation de l’équilibre entre la destruction et la synthèse des composants des cellules cartilagineuses (les chondrocytes) et donc des surfaces articulaires.

Le mécanisme physiopathologique de l’arthrose

Les causes précises à l’origine de cette perturbation restent encore mal connues. Mais cette dernière s’exprime par un dysfonctionnement du métabolisme des chondrocytes : elles deviennent incapables de répondre de façon efficace aux stress mécaniques ou biologiques subis par l’articulation. Cette réponse pathologique va engendrer :

  • une altération de la production de diverses molécules constitutives du cartilage, comme le collagène ;
  • un remaniement de l’os sous-chondral (sous le tissu cartilagineux), provoquant l’apparition d’ostéophytes (excroissances osseuses en forme de becs de perroquet) ;
  • l’autodestruction (apoptose) des chondrocytes ;
  • l’apparition de microfissures à la surface du cartilage, puis sa disparition progressive.

Cette fissuration libère des débris qui irritent et enflamment la membrane de l’articulation. Elle sécrète alors en retour des molécules pro-inflammatoires dans le liquide synovial, responsables de l’inflammation et donc de l’aggravation de la dégénérescence cartilagineuse et de la congestion locale. C’est ce qu’on appelle une poussée – ou crise – d’arthrose.

Zoom sur les articulations touchées par l’arthrose

Si toutes peuvent être atteintes, certaines le sont néanmoins plus souvent que d’autres. Soit une seule zone articulaire est concernée, soit plusieurs : on parle alors de polyarthrose.

Localisation

Pourcentage des cas d’arthrose

Nom spécifique

Cervicales

75 %

Cervicarthrose

Lombaires

70 %

Lombarthrose

Genou

30 %

Gonarthrose

Hanche

10 %

Coxarthrose

Doigts et main

60 %

Rhizarthrose (pour le pouce)

Quelles sont les causes de cette maladie articulaire ?

Voyons quels sont les facteurs favorisant l’arthrose, c’est-à-dire ceux qui représentent un stress mécanique ou biologique pour les tissus articulaires. Certains restent d’ordre général :

  • l’âge, la prévalence de cette maladie augmentant après 65 ans ;
  • le sexe, les femmes (surtout à la ménopause) étant plus touchées que les hommes ;
  • la génétique, et donc l’hérédité ;
  • l’obésité ;
  • la sédentarité ;
  • le syndrome métabolique ;
  • les déséquilibres alimentaires, le tabac et l’alcool.

Les autres, plus locaux, sont à considérer au niveau de l’articulation :

  • les traumatismes articulaires (fractures, entorses, contraintes prolongées et répétées, etc.) ;
  • les désaxations biomécaniques provoquées par des inégalités de longueur des membres ou des malformations congénitales.

Comment éviter d'avoir de l'arthrose ? S’il s’avère impossible d’agir sur certains de ces facteurs de risque, d’autres restent en revanche maîtrisables. Que l’on parle d’apparition ou d’aggravation de la maladie, une bonne hygiène de vie se révèle primordiale : alimentation, activité physique et ergonomie représentent les clés de voûte de la prévention et du traitement.

Comment savoir si l’on a de l’arthrose ?

Le diagnostic peut être posé via la confirmation du tableau clinique par l’imagerie médicale. Pour ce faire, vous devez consulter votre médecin généraliste qui vous examinera et qui vous orientera vers un radiologue ou un rhumatologue, spécialisé dans la prise en charge de cette maladie.

Quels en sont les symptômes et les signes cliniques ?

Voici quelles sont les conséquences de l'arthrose pour le patient qui en souffre, analysées lors de l’examen clinique :

  • douleur mécanique, diminuée par le repos et majorée par le mouvement et l’appui ;
  • douleur inflammatoire en poussée, accompagnée du gonflement de l’articulation ;
  • éventuel épanchement articulaire ;
  • raideurs matinales et « déverrouillage » d’une durée moyenne de 30 minutes ;
  • possibles craquements, signe du frottement « os à os » ;
  • déformation générale de l’articulation ;
  • perte de mobilité allant parfois jusqu’à l’ankylose ;
  • contractures et faiblesse musculaire ;
  • gêne dans les activités quotidiennes.

Est-ce que l'arthrose peut paralyser ? Le risque de paralysie reste extrêmement rare, s’agissant d’une complication grave des atteintes de la région cervicale, dorsale ou lombaire. Selon l’ampleur de la destruction du cartilage et des disques intervertébraux, les racines nerveuses peuvent se retrouver comprimées, d’où des signes neurologiques plus ou moins sévères.

Quels examens faire pour détecter l’arthrose ?

La mise en évidence de cette pathologie rhumatismale a lieu à l’aide de la radiographie. Comment reconnaître de l’arthrose sur une radio ? Plusieurs signes radiologiques caractéristiques peuvent s’observer :

  • pincement de l’interligne articulaire ;
  • condensation de l’os sous-chondral dans lequel se forment des petites cavités creuses, appelées géodes osseuses ;
  • ostéophytes périarticulaires ;
  • dans les formes sévères, érosion de l’os sous-chondral.

En cas de doute sur le diagnostic, une IRM, un scanner, une scintigraphie osseuse ou une échographie peuvent, selon les cas, le confirmer. Quant aux examens sanguins, ils ne sont pas nécessaires : aucun signe biologique ne permet de diagnostiquer l’arthrose, à l’inverse de certaines formes d’arthrite.

Bon à savoir : la gravité des lésions observables en imagerie n’est pas toujours proportionnelle à l’intensité des douleurs.

Quelle est l’évolution de cette pathologie rhumatismale ?

Les différents stades de l’arthrose

Si plusieurs stades radiologiques sont définis selon l’importance de la destruction et de la déformation articulaire, on parle en général de forme précoce ou avancée. Deux états entre lesquels une longue période peut s’écouler, l’évolution de l’arthrose restant imprédictible. Quoi qu’il en soit, elle se déroule de façon cyclique par alternance de deux phases :

  • chronique, aussi appelée « froide », pendant laquelle les douleurs sont essentiellement mécaniques ;
  • aiguë, ou « chaude », qui correspond à la poussée arthrosique, c’est-à-dire la dégénérescence du cartilage et l’inflammation de l’articulation.

Qu'est-ce qui aggrave l'arthrose ? En plus des facteurs de risque modifiables déjà évoqués, il importe de respecter une période de repos pendant la phase inflammatoire afin de ne pas accélérer la destruction tissulaire.

Une arthropathie irréversible

Lors du diagnostic, les questions sur la progression de cette pathologie se révèlent nombreuses et certaines, centrales dans la compréhension des enjeux du traitement.

  • Est-ce que le cartilage repousse ? La synthèse de ses éléments constitutifs se révèle justement insuffisante dans ce contexte pathologique. L’INSERM précise de plus que le tissu cartilagineux peine à se réparer de façon spontanée chez les adultes.
  • Est-ce qu’on peut guérir de l’arthrose ? À ce jour, non : les diverses solutions thérapeutiques n’en traitent que les symptômes et en préviennent parfois l’aggravation. Les dommages articulaires restent en cela irréversibles.

Dire avec justesse que cette maladie se soigne nécessite donc de faire référence à la délivrance de soins sans que la guérison du patient s’ensuive. Mais son état de santé et donc son confort peuvent tout de même se révéler grandement améliorés avec les traitements adéquats.

Comment soigner l’arthrose ?

Sa bonne prise en charge repose avant tout sur l’association individualisée de divers produits et techniques, fonction de l’état de santé des patients (âge, maladies associées, éventuels facteurs de risque, etc.).

Les médicaments contre la douleur et l’inflammation

Trois catégories médicamenteuses se retrouvent souvent indiquées :

  • les antalgiques (paracétamol, opiacés et dérivés morphiniques) en vue de réduire les douleurs ;
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) afin de soigner l’inflammation ;
  • les anti-inflammatoires stéroïdiens, c’est-à-dire des corticoïdes dérivant de la cortisone.

Certains de ces médicaments sont accessibles sans ordonnance tandis que d’autres restent uniquement délivrés sur prescription de votre médecin généraliste ou spécialiste.

Les infiltrations intra-articulaires

Surtout envisagées en cas d’arthrose du genou ou des doigts, elles sont réalisées par un rhumatologue ou un chirurgien :

  • injection de corticoïdes contre l’inflammation ;
  • injection d’acide hyaluronique (viscosupplémentation) dans le but de lubrifier l’articulation.

La rééducation

La kinésithérapie – remboursable sur ordonnance de votre médecin – occupe une place majeure dans le traitement de l’arthrose. Elle offre un suivi sur le long terme et traite l’ensemble des symptômes, mais est aussi indiquée à la suite d'une chirurgie (prothèse, etc.) ou de manière préventive. La polyvalence du kinésithérapeute s’appuie entre autres sur :

  • des étirements et des mobilisations douces ;
  • le renforcement musculaire par des exercices et de la rééducation à l’effort ;
  • des techniques antalgiques (massothérapie, ultrasons, électrothérapie, thermothérapie, etc.) ;
  • des conseils d’hygiène de vie (ergonomie, sport et alimentation).

Vous vous demandez quels mouvements, quels exercices ou quel massage faire pour soulager l’arthrose ? Votre kiné peut vous renseigner !

L’appareillage

On distingue différentes solutions d’appareillage, qui peuvent être remboursées sur prescription médicale :

  • les attelles de repos, qui immobilisent l’articulation afin de la soulager rapidement ;
  • les orthèses de fonction, qui permettent le mouvement non douloureux lors des activités de tous les jours ;
  • les semelles orthopédiques dans certains cas d’arthrose de la hanche, du genou, du pied ou du dos.

Une cure thermale spécialisée en rhumatologie

Aux curistes en herbe ou à ceux qui connaissent déjà les bienfaits du thermalisme : la cure thermale pour l’arthrose représente une très bonne option de traitement ! Elle allie bien-être et approche globale à travers divers soins thermaux et complémentaires. Son remboursement par l’Assurance maladie nécessite d’en faire la demande par dossier. Mais il reste possible pour tous les patients souffrant de ce rhumatisme, à partir du moment où il est diagnostiqué.

Les différents traitements naturels à connaître pour soulager les articulations

Voici plusieurs médecines douces à tester en complément des traitements allopathiques, en cas d’arthrose peu sévère :

  • la phytothérapie (tisanes, gélules, crèmes), avec des plantes comme l’harpagophytum, le cassis, la reine des prés et le curcuma ;
  • l’aromathérapie, en utilisant des huiles essentielles telles que le lavandin, la gaulthérie, le laurier, la lavande vraie ou encore l’eucalyptus citronné ;
  • l’homéopathie, dont certains médicaments sont spécifiques aux rhumatismes ;
  • l’apithérapie, reposant sur les propriétés de la propolis et de la gelée royale ;
  • la nutrithérapie grâce à des compléments alimentaires (parmi les meilleurs on compte ceux à base de plantes, d’acides gras oméga 3 ou 6, de glucosamine, de chondroïtine, de vitamines A, C et E, de minéraux, etc.) ;
  • l'ostéopathie et la chiropraxie, en dehors des poussées inflammatoires ;
  • les médecines chinoise et ayurvédique ainsi que la naturopathie pour leurs soins holistiques.

Genoux, hanches, dos, doigts et mains… Peu importe l’articulation, les possibilités sont nombreuses dès que l’on se demande comment traiter l’arthrose naturellement. Remèdes de grand-mère, dites-vous ? Cela s’en rapproche, mais requiert néanmoins les conseils d’un médecin, d’un thérapeute spécialisé ou d’un pharmacien afin d’en maximiser l’efficacité.

L’activité physique

Les mouvements réguliers et adaptés vont vous aider à réduire vos douleurs de manière significative ! Il est possible de pratiquer uniquement des exercices en lien avec la zone arthrosique, mais l’idéal reste de travailler l’ensemble du corps. Mais quel sport faire quand on a de l’arthrose et donc mal aux articulations et aux muscles ? Il convient déjà de limiter au maximum les sports de contraintes, comme la boxe, le ski ou encore l’escalade. On privilégie plutôt la marche avec de bonnes chaussures, le vélo elliptique, la danse, le yoga, les Pilates, le stretching, etc. Vous allez ainsi entretenir votre force musculaire, favoriser la lubrification de vos articulations et donc votre mobilité générale.

La chirurgie orthopédique

Il s’agit d’une option de dernière intention, car invasive et lourde en termes de rétablissement. Arthrodèse, ostéotomie, prothèse… Différentes solutions existent et doivent être étudiées selon chaque cas avec un chirurgien orthopédiste.

Nos conseils afin de se sentir mieux quand on souffre de cette affection

Avant de conclure sur l’arthrose et ce que l’on peut faire pour en soulager les symptômes, voici quelques petits conseils utiles…

  • En cas d’atteinte du genou, de la hanche ou des lombaires, la régulation du poids s’avère très importante en vue d’en éviter l’aggravation. Tout en respectant le seuil de la douleur, l’activité physique est donc à pratiquer régulièrement, associée à une alimentation saine.
  • Vous souffrez d’arthrose cervicale ? Un petit tour chez l’ophtalmologue peut être à envisager, comme l’achat d’un bon oreiller ergonomique.
  • Veillez à vos mouvements : évitez le port de charges lourdes et facilitez-vous l’accès aux objets fréquemment utilisés.
  • Vous doutez de la qualité de votre literie, trop vieille ou inconfortable ? Sommier et matelas participent au sommeil réparateur, source de bienfaits pour l’organisme et votre santé !

Des maladies articulaires les plus fréquentes, l’arthrose en est aussi l’une des plus invalidantes, car difficile à soigner. La recherche offre de nouveaux horizons thérapeutiques afin d’en traiter les causes en plus des symptômes, mais ces nouveaux traitements se font encore attendre. D’ici à ce qu’il soit possible d’en profiter, n’hésitez pas à vous renseigner plus amplement sur les meilleurs soins actuels – ou tout du moins les plus efficaces – dans la prise en charge de ce rhumatisme !

Sources :

  • https://www.inserm.fr/dossier/arthrose/
  • https://arthrite.ca/a-propos-de-l-arthrite/les-types-d-arthrite-de-a-a-z/types/arthrose
  • http://www.lecofer.org/item-cours-1-10-6.php#ch_1_2
  • https://www.francearthrose.org/index.php?id=64
  • https://www.vidal.fr/maladies/appareil-locomoteur/arthrose-rhumatismes/medicaments.html
  • https://www.vidal.fr/maladies/appareil-locomoteur/arthrose-rhumatismes/phytotherapie-plantes.html#:~:text=Les%20racines%20d%27harpagophyton%20contiennent,douleurs%20li%C3%A9es%20%C3%A0%20l%27arthrose
  • https://www.vidal.fr/maladies/appareil-locomoteur/arthrose-rhumatismes/complements-alimentaires.html
  • http://docnum.univ-lorraine.fr/public/BUPHA_T_2016_BOURGEOIS_LUCIE.pdf
  • https://dune.univ-angers.fr/fichiers/20050700/2011PPHA468/fichier/468F.pdf
  • https://hal.univ-lorraine.fr/hal-03297902/document
  • https://hal.univ-lorraine.fr/hal-03297902/document